Chiffres clés
Chaque mois, vous trouverez ici les derniers résultats mensuels du marché de l’ameublement, calculés par l’Institut d’Etudes et de Promotion de l’Ameublement.

Au-delà de la conjoncture, vous y trouverez aussi des éléments d’analyse des évolutions du marché. Les liens vous permettront d’aller plus loin encore auprès d’organismes spécialisés.

Evolution du marché (01 juillet 2019)

Si les premiers échos des premiers jours de mai faisaient état d’un marché plus calme, il n’en aura au final rien été. Le marché du meuble poursuit ainsi sa croissance en mai à un rythme soutenu et voit ses ventes progresser de 10,4%. Ajoutés aux 9,5% du mois précédent, le bimestre avril-mai signe une performance à +9,9% ce qui rattrape largement le recul enregistré l’année précédente où l’activité sur le bimestre s’était contractée de 4,0%. A quelques exceptions près, la majorité des principaux acteurs du marché maintient le rythme et enregistre à nouveau de belles performances sur le mois avec pour certains encore des croissances à deux chiffres après celles du mois d’avril.

Le cumul annuel progresse encore également pour atterrir à +4,8% sur cinq mois. Il faut remonter à l’année 2007 (+5,4%) pour observer une performance supérieure qui s’était soldée en fin d’année par une croissance du marché de 7,3%. Le deuxième semestre 2018 ayant enregistré un recul des ventes de 4,6%, les risques de forte chute de l’activité sur les six derniers mois de l’année apparaissent limités. Au vu des cinq premiers mois, il est donc possible d’imaginer un marché à nouveau en croissance sur l’ensemble de l’exercice 2019. 

Source : IPEA

2018 : décrochage du marché (07 février 2019)

Le marché du meuble a toujours fonctionné sur un rythme de cycles de croissance courts et l’année 2018 marque ainsi la fin de celui entamé en 2015. Après trois années consécutives en progression, le marché voit son activité reculer de 2,7% en valeur en 2018 pour se stabiliser à 9,50 milliards d’euros TTC. Le marché perd ainsi plus de 250 millions d’euros, effaçant du même coup le bon exercice 2017, ce qui le ramène à une valeur inférieure à celle enregistrée en 2016.

Chez de nombreux acteurs du marché, la fréquentation aura été en berne tout au long de l’année. Le premier semestre 2018 aura toutefois commencé sur le même rythme que la majeure partie de l’année 2017, c’est-à-dire de manière très erratique avec une alternance de bonnes performances et de reculs d’activité d’un mois à l’autre permettant au marché de limiter les pertes sur les six premiers mois de 2018 avec un bilan chiffré à la fin de cette période à -0,6%.

Le second semestre aura pour sa part été beaucoup plus difficile pour les acteurs du secteur, notamment sous l’influence d’un troisième trimestre 2017 hors norme. Pour mémoire, entre juillet et septembre 2017, le marché avait vu son activité progresser de 8,5%, il était donc attendu que le troisième trimestre de l’exercice 2018 soit en retrait. La période juillet-septembre aura donc fait glisser durablement le marché vers la récession avec un recul d’activité sur trois mois de 6,0%. Le dernier trimestre pour sa part n’aura fait que confirmer la tendance des neuf premiers mois. Le marché reste ainsi à fin décembre sur six mois de recul consécutifs de son activité et une performance de -4,6% en valeur pour le second semestre.

la cuisine, seul segment en croissance en 2018 (07 février 2019)

Le constat est simple pour l’année 2018 en ce qui concerne les performances des segments de produits sur le marché. Seule la cuisine enregistre une progression de ses ventes. Si la literie parvient de son côté à maintenir son activité, les autres segments affichent pour leur part des reculs de performances assez marqués, notamment en ce qui concerne le meuble meublant et le rembourré.

:: La cuisine enregistre, comme en 2017, la meilleure performance du marché (+1,1%). On notera toutefois que la croissance se ralentit sur le segment comparé aux deux derniers exercices (+3,7% en 2016 et +4,0% en 2017). Le marché parvient néanmoins progressivement à se soustraire de sa dépendance des mises en chantier de logements neufs. En effet, la chute de ces dernières en 2018 n’aura pas empêché le segment de progresser même si la croissance est à mettre principalement au crédit des spécialistes cuisine, la grande distribution se montrant plus en retrait sur le segment sur l’ensemble de l’exercice malgré de belles performances de certaines enseignes.

:: Comme en 2017 également, on retrouve la literie derrière la cuisine. Le segment parvient tout juste à maintenir ses ventes et affiche aussi un ralentissement de sa croissance sur les derniers exercices. Ainsi, après avoir progressé de 5,5% en 2016 puis de 3,0% en 2017, il demeure étal en 2018. Rien de surprenant toutefois à ce que ce marché se tende lorsque la conjoncture est un peu moins favorable après avoir affiché une croissance quasiment ininterrompue pendant plus de 15 ans. Si au cours de l’exercice 2017 les enseignes de la grande distribution ameublement avaient repris la main sur les spécialistes en termes de croissance, en 2018, le rapport de force s’est à nouveau inversé et les spécialistes literie enregistrent les meilleures performances malgré un ralentissement du nombre de leurs ouvertures de magasins. Les opérations promotionnelles se seront encore multipliées chez les acteurs de la grande distribution ameublement, ce qui peut expliquer ce déficit de résultat en valeur. Le circuit reste toutefois largement leader sur ce marché en termes de chiffre d’affaires réalisé.

:: Sans surprise, les meubles de salle de bains affichent un recul de leurs ventes assez marqué sur l’exercice qui vient de s’écouler (-3,9%). Le segment a toujours été le plus dépendant du rythme des mises en chantier de logements neufs. Le ralentissement observé dans l’immobilier se répercute donc sur les ventes de mobilier pour cette pièce de la maison. On notera également que le recul d’activité des grandes surfaces de bricolage ces derniers mois n’est pas sans conséquence pour ce segment du meuble. Le succès des rayons bricolage constituait, ces dernières années, une forte source de trafic pour les rayons mobilier, faisant des magasins de bricolage un des acteurs majeurs du marché de la salle de bains.

:: Le meuble de jardin voit ses ventes reculer de plus de 4% en 2018. Le segment demeure extrêmement dépendant de la météo et cette année des températures encore fraiches et un temps peu clément en mars, ainsi qu’un déficit d’ensoleillement dans le sud durant tout le printemps, auront retardé le lancement de la saison. Malgré un été qui aura joué les prolongations en septembre, le segment n’aura pas réussi à se remettre d’un début de saison difficile.

:: Après trois années de progression de son activité, le retour à la réalité est difficile pour le segment du meuble rembourré (canapés, fauteuils, banquettes) qui voit ses ventes chuter lourdement sur l’ensemble de l’année 2018 (-4,7% contre +1,5% en 2016 et +2,3% en 2017). Comme tous les ans maintenant, les performances de la banquette sont encore plus en retrait que celles du canapé et du fauteuil. Le canapé convertible premier prix continue d’attaquer fortement le marché de la banquette qui lui cède encore des parts de marché. Le segment du meuble rembourré aura également été victime en 2018 des fortes chutes de fréquentation des enseignes de l’ameublement milieu, haut de gamme et spécialistes salon qui restent des acteurs importants de ce marché.

:: C’est le meuble meublant qui enregistre la plus forte chute de son activité au cours de l’année 2018. Le segment demeure le premier marché du secteur en valeur… mais pour combien de temps encore ? En 2018, il passe pour la première fois sous la barre des trois milliards d’euros et l’écart entre le marché du meuble meublant et celui du meuble de cuisine se resserre. Le meuble meublant constitue, avec le rembourré, le marché principal des enseignes de l’ameublement milieu haut de gamme et leurs difficultés de l’année se répercutent fortement sur les résultats du segment. Les résultats sont également contrastés en ce qui concerne la grande distribution, si certaines enseignes parviennent à faire progresser leurs ventes, d’autres rencontrent beaucoup de difficultés sur ce rayon.

la grande distribution en baisse (07 février 2019)

:: Les années se suivent et se ressemblent pour les spécialistes cuisine qui enregistrent encore la meilleure performance du marché en 2018. Ces derniers continuent d’animer fortement et régulièrement le marché et parviennent à développer un marché de renouvellement sur le segment de la cuisine intégrée, ce qui leur permet de résister aux aléas de l’immobilier. La croissance est toutefois deux fois moindre que celle des deux derniers exercices soit +5,8% en 2016 et +6,0% en 2017.

:: La grande distribution ameublement aura connu une forte chute de son activité sur l’exercice 2018. Les difficultés et la cessation d’activité d’un des acteurs historiques du circuit constituent bien sûr une part de l’explication à cette contre-performance. Le circuit apparait en pleine restructuration. La bataille fait rage pour continuer à conquérir des parts de marché et dans cette optique chacun adapte sa stratégie via par exemple le redéploiement de magasins discounts ou l’adjonction d’une offre décoration à l’offre déjà existante. La recomposition des formats semble aussi être une des clefs du succès pour les mois à venir. En plus de vouloir investir les centres-villes, ce qui demande le développement de formats nouveaux, les très grandes surfaces de certains magasins semblent pour certains acteurs difficiles à rentabiliser mais surtout ne plus répondre aux attentes et aux problématiques du consommateur. Les mouvements sur ce circuit devraient donc encore être nombreux pour les mois à venir.

:: Comme durant les derniers exercices où la conjoncture avait été moins favorable sur le marché du meuble, ce sont les enseignes de l’ameublement milieu et haut de gamme qui auront été les plus touchées. Si les premières victimes ont encore une fois été les magasins indépendants, les grandes enseignes nationales ont également eu de grandes difficultés à maintenir la fréquentation sur l’ensemble de l’exercice. La baisse de trafic aura néanmoins été compensée en partie, dans certains magasins, par une hausse du panier moyen grâce à une meilleure formation des vendeurs et à l’utilisation de configurateurs. On notera toutefois que la rénovation des points de vente ne suffit plus pour attirer le consommateur et que les enseignes qui enregistrent les meilleurs résultats sont celles qui ont joué pleinement la carte de la communication grand public.

:: Parmi les autres circuits du marché, on constatera cette année les performances en demi-teinte des enseignes du e-commerce qui auront vu également leur croissance nettement ralentir. Si la mauvaise saison du marché du jardin justifie une part des difficultés sur un produit largement vendu online maintenant, on constatera également que le souhait de vouloir monter en gamme de certains acteurs ne se fait pas sans heurts. Difficile en effet de recréer de la valeur alors que le consommateur a été longtemps habitué à des prix cassés. L’année 2018 aura également été compliquée pour les spécialistes salon avec de fortes chutes d’activité chez certains des leaders du marché tandis que d’autres jouent la carte d’une communication musclée. Année en demi-teinte sur le mobilier également pour les grandes surfaces de bricolage où le retour sur investissement pour les rayons cuisines et meubles n’est pas toujours à la hauteur des espérances.

:: Malgré un ralentissement des ouvertures, les spécialistes literie auront vu leur chiffre d’affaires progresser encore faiblement au cours de l’exercice 2018. Le développement des ventes de literie de plus grande taille, avec des matelas de 160 cm et plus qui constituent maintenant un tiers des ventes en valeur de matelas, ou d’offres commerciales alternatives avec par exemple le développement de l’offre de location avec option d’achat entretiennent le potentiel de croissance du circuit.

indicateurs sociaux (22 janvier 2019)

A compter du 1er janvier 2019 :

SMIC
- horaire : 10,03 € (contre 9‚88 en 2018)
- mensuel : 1521,22 € (contre 1498,47 en 2018)
      
SALAIRES MINIMA CONVENTIONNELS

La  grille conventionnelle du 19 avril 2018 est applicable depuis le 1er mai 2018 (grille disponible dans l'espace adhérent).

Attention : Les groupes 1 et 2 sont rattrapés par le SMIC.

MINIMUM GARANTI (MG) 2019 : 3,62 €

PLAFOND SECURITE SOCIALE 2019
- mensuel brut : 3 377 € (contre 3 311 € en 2018)
- annuel brut : 40 524 € (contre 39 732 € en 2018)

indicateurs insee (03 décembre 2018)

Croissance économique : +0,4% au 3eme trimestre 2018

Inflation : +2,2% en octobre 2018

Consommation des ménages en biens : +0,6% en octobre 2018

Indice des prix à la consommation (ensemble) : 103,73 en octobre 2018  (+2,1% annuel)

Indice de référence des loyers commerciaux (ILC) : 112,59 au 2eme trimestre 2018 (+2,35% annuel)

Indice de référence du coût de la construction (ICC) : 1699 au 2eme trimestre 2018 (+2,1% annuel)

Tout le détail de ces indicateurs sur www.insee.fr

 

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